Laetitia au fil des mots

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Représentation du film " D'r Herr Maire" à Rosheim

Voyage au coeur du cinéma alsacien

 

Dans le cadre de l'exposition " Silence on tourne" proposée par l'office du tourisme de Rosheim, la halle du marché se transforme en salle de cinéma le temps d'une soirée, pour une représentation du film " D'r Herr Maire ", l'unique long-métrage tourné en dialecte alsacien, sous-titré en français, tiré d'une pièce de Gustave Stoskopf écrite en 1898, et réalisé par Beaujon en 1939 à la veille de la seconde guerre mondiale.

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A la projection : Alfred Antony qui, dans les années 90, a retrouvé le négatif original et une copie en 35mm dans la cave d'André Schaal, le caméraman du film, et Denis Schreiber, l'actuel gestionnaire de la Coopérative Régionale du Cinéma Culturel à Bishoffsheim.

A la réalisation : saluons le travail de toute l'équipe de l'Office du tourisme de Rosheim représenté par Ginette Vasconi, la Présidente, accompagnée par Christelle Schwebel, et Denise Davo, adjointe au Maire, qui s'est investie de longues semaines pour écrire le scénario de l'exposition et qui a permis au public de voir ce film.

Au clap, les lumières s'éteignent dans une ambiance familiale, presque intimiste, pour faire un bond dans le passé et plonger le spectateur dans le visionnage de la " 1ère séance, "  des extraits des premiers films des frères Lumière, projetés pour la première fois le 28 mars 1895 au salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris. Suivis de morceaux choisis des sociétés françaises de production, distribution et exploitation cinématographique Gaumont et Pathé.
C'est avec émotion que l'on découvre ensuite un hommage au film du docteur Henri Ulrich, " Je ne fais que passer  ", pensée d'un médecin généraliste et naturaliste, tourné dans la région.

Le rideau se lève enfin sur le film attendu par les spectateurs, " D'r Herr Maire ". On perçoit dans la salle l'émotion et la fierté d'être Alsacien. Certains le découvrent, comme Bernard Modry, " content de voir un film tourné en un dialecte qui fait partie de notre patrimoine ".
D'autres le connaissent déjà, à l'exemple de Gérard Lehn, " pour l'avoir vu lors de sa diffusion à la Léonardsau".
Le témoignage le plus touchant est sans doute celui de la doyenne de la soirée, Germaine, habitante de Rosheim, qui confie s'être " déplacée avec plaisir, car cela me rappelle que mon mari Jean-Pierre jouait cette pièce de théâtre en 1947 ". Une autre spectatrice souligne d'ailleurs que la maison de Germaine était en 1920 le premier cinéma de la ville de Rosheim.
Et le rideau se ferme sur un public conquis et ému, et comme le disait Robert Heitz :
« C'est l'histoire de l'Alsace qui, très souvent, justifie les Alsaciens. »

 

Laetitia P.
22.12.2012

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11/01/2013
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