Laetitia au fil des mots

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Portraits


Roger et Nénette sur les routes de France… la belle aventure.

Peut-être l’avez-vous  croisé sur les routes de France, peut-être même que vous êtes allés à sa rencontre ?

Roger Lefebvre, un jeune gaillard de 72 ans a entrepris de parcourir les routes de France le 5 avril 2014, jour de son anniversaire, avec son ânesse du Cotentin qui porte le délicieux prénom de Nénette.
Leur coup de foudre commence il y a 14 ans, lorsque, suite au décès de son premier propriétaire, Roger achète Nénette alors âgée de sept mois.
Dès lors, les deux compagnons ne se quitteront plus, l’un et l’autre s’adoptent et deviennent  inséparables.

Né dans une belle et grande famille de 15 enfants en 1942, Roger  exerce le métier de plombier chauffagiste durant sa carrière. Il est le père de quatre enfants.
Il vit aujourd’hui à la Chapelle-Réanville en Haute Normandie, lieu de départ de son tour de France.



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Roger Lefebvre. Crédit Photo : Laetitia PAZ



Il y a quatre ans, blasé d’entendre ses amis raconter les récits de leurs voyages à l’étranger, il décide d’entreprendre son voyage avec Nénette pour démontrer que notre pays mérite d’être découvert et connu. Durant les 3 années précédant son départ, il prépare Nénette à leur futur périple.
Il lui apprend à marcher sur les routes, à s’habituer aux bruits et aux contraintes d’urbanisation.

Lorsqu’il annonce son projet à ses proches, Roger ne cache pas qu’on rit un peu de lui, mais très vite, tous comprennent que plus rien ne l’arrêtera.

Le jour J enfin arrivé, le maire de la Chapelle-Réanville, de nombreux amis et curieux célèbrent son départ qui est aussitôt médiatisé. La presse s’empare de l’extraordinaire aventure qu’ils s’apprêtent à partager, ainsi que la télévision.

Le parcours était bien établi, au bout d’un mois, l’insolite duo se retrouve à Thouars dans le département des Deux-Sèvres, il suit alors la voie romaine et la voie Henri IV  pour se retrouver un mois plus tard à Bouglon, dans le Lot-et-Garonne.  
Roger Lefebvre témoigne : « J’ai marché à côté de la voie de Saint Jacques de Compostelle. Ces chemins sont des routes de prières où l’on rencontre des pèlerins mais où l’on ne découvre rien. J’ai donc voulu faire un parcours découverte en passant par tous les petits villages un peu oubliés pour redécouvrir tout l’historique des ces endroits.  J’ai alors suivi ces chemins qui m’ont mené jusqu'à Pau ».

Peu à peu, leur aventure fait  bruit et de nombreux fans commencent à suivre leurs tribulations.
La solidarité se fait de plus en plus forte et beaucoup de personnes lui proposent le gîte et le couvert.
Rien n’arrête Roger et Nénette qui parcourent entre 20 et 30 kilomètres par jour, s’abritant toutes les nuits chez l’habitant ou au petit bonheur la chance.

Leur route s’enrichit de rencontres et de beaux moments de partage au fil des régions qu’ils traversent.
Les deux compères prennent ensuite la route en direction des Corbières jusqu’à l’Abbaye de Fontfroide en passant par la chaîne des Pyrénées pour rejoindre ensuite le Lazarc en traversant les canyons de l’Hérault jusqu’aux Cévennes Nord.
Ils redescendent plus tard au le Puy-En-Velay pour remonter vers le Haut-Jura en traversant la Vallée Froide et partent ensuite vers la Vallée Bleue, longeant le Rhône, et arrivent en Alsace, dans la ville de Rosheim, le 1er octobre.
Plus de 2500 kilomètres les séparent de leur point de départ lorsque je vais à la rencontre de Roger.


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Carte du parcours de Roger et Nénette.



Lui et Nénette s’offrent une petite pause de quelques jours chez le sabotier de Rosheim (voir article http://laetitiaclp.blog4ever.com/portrait-d-un-sabotier), membre de sa famille éloignée,  en attendant de pouvoir reprendre la route avec des vêtements plus chauds et un duvet plus épais que son épouse viendra lui apporter.

J’en profite pour interviewer Roger sur son parcours, mais aussi sur les rencontres dont il s’est nourri au fil des six derniers mois de voyage.
« Au départ, je tenais à faire un parcours médiéval, je ne voulais pas loger chez l’habitant. J’ai dormi dans des talus, des maisons en ruine, des arrêts de gare, des églises ou des chapelles.
Au fur et à mesure, les gens sont venus à ma rencontre pour me proposer le gîte et le couvert.
J’ai compris très vite qu’il serait vexant pour eux de refuser leurs invitations qui étaient pleines de générosité. »
Grâce à l’aide de sa fille, l’événement est très vite retracé sur les réseaux sociaux et les fans commencent à suivre ses aventures. Tous les jours les nouvelles arrivent et Roger met un point d’honneur à rester en liaison avec eux via son téléphone portable.
Il avoue avec émotion que le soutien qu’il reçoit de ses fans est très précieux.

« J’ai fait de formidables rencontres, je me suis enrichi de tous ses échanges et j’ai été touché par la sympathie, la générosité et le cœur des gens.
J’ai redécouvert la sensibilité des gens, et le partage de la route. Tout le long de mon parcours tout a été partagé. J’ai tant d’histoires à raconter que cela prendrait des jours ! ».

Lors de notre rencontre, il revient également sur ce qui le lie à Nénette.
« C’est l’homme à l’animal, et l’animal à l’homme.  Un âne, vit environ 45 ans, il n’a qu’un maître et se laisse mourir sans lui.
Plusieurs fois durant notre traversée de la France elle m’a été d’une aide précieuse.
Je me rappelle d’un jour où elle a refusé d’avancer, ne voyant pas de danger à l’horizon, je ne comprenais pas pourquoi elle avait ce comportement. D’un coup, j’ai vu cinq sangliers sortir à côté de nous. La fois d’après, c’était une vipère qui était près de nous et Nénette l’avait senti ».

Aujourd’hui, il reste à Roger et Nénette pas moins de 650 kilomètres à parcourir et autant de belles rencontres à vivre avant de rejoindre la Haute Normandie.
Lorsqu’ils partiront de Rosheim, ils se dirigeront vers Saint-Dié, Reims puis le Nord de Paris pour rejoindre la Haute Normandie que Roger espère regagner vers la fin Novembre.

Dès son retour, il nourrit déjà le projet de relater sa belle aventure avec Nénette dans un livre.

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Roger et Nénette.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à consulter le blog de Roger :
rogernenette.blogspot.com
Ou en tapant Roger Lefebvre sur Facebook.


Laetitia PAZ- PELLETIER
04.10.2014


04/10/2014
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Portrait d'un sabotier

En sonnant à la porte de la maison de Romain Speisser, on ne s’attend pas à entendre un bruit de claquement au sol qui traverse la cour pavée de sa jolie maison alsacienne à colombages, située à Rosheim, dans le Bas-Rhin.
C’est le bruit des sabots qu’il porte aux pieds. Il vous accueille sourire aux lèvres, et vous invite à entrer dans son corps de ferme, où de magnifiques poules noires d’Alsace semblent se fondre naturellement dans le cadre.




Maison de Romain Speisser, 2 rue du coin à Rosheim.


Romain Speisser a 36 ans et il est sabotier. 
Un des rares artisans qui pratique encore ce métier en France de nos jours.  Ils sont moins d’une quinzaine à maîtriser cet art.
Originaire de Geispolsheim , Romain Speisser a toujours possédé plusieurs cordes à son arc. Historien amateur, passionné par le bois et la confection d’objets, c’est dans un commerce strasbourgeois qu’il menait sa vie professionnelle.
Une envie de se reconvertir dans une autre voie, associée aux valeurs simples et à l’écologie, l'amène à se tourner vers le métier de sabotier.
Après avoir regardé travailler le dernier sabotier d’Alsace, André Haeberlé, près de Munster, il prend la décision de se mettre à son compte et de redonner un nouveau souffle à ce métier.

 

 


L'atelier de Romain Speisser.

Romain Speisser fabrique des sabots à porter. Nombreux sont les clients qui s’adressent à lui pour son savoir-faire, son travail de qualité, et les services qu’il propose, comme celui de faire des sabots sur mesure.

Toujours à l’écoute des souhaits de sa clientèle, il rabote l’intérieur d’un sabot pour celui dont le cou-de-pied est trop fort, ou encore pour celle qui est gênée par un cor au pied par exemple.

Dans l’artisanat, rien n’est impossible, et Romain Speisser met un point d’honneur à  contenter tout le monde.
Dans son atelier on renifle l’odeur du bois, on se réchauffe auprès d’un vieux poêle  alimenté par les chutes de bois des sabots qu’il fabrique.

 

 

L'étagère à sabots (modèles).



On pose les yeux sur les vieilles machines qu’il possède, et l’on se retrouve au début des années 1900. Le temps paraît s’être arrêté dans ce vieux corps de ferme où il fait bon vivre.

Les grumes de bois qui serviront à la fabrication des sabots gisent dans la cour, on y trouve du peuplier, du hêtre, du bouleau ou du frêne.
Il se les procure dans les jardins ou les vergers de particuliers, ou sur des parcelles de forêts qu’on lui met à disposition.
Pour le choix des brides des sabots, Romain Speisser se rend chez un tanneur de la région.



 Romain Speisser. 

 

Si certains n’ont jamais quitté leurs sabots, pour d’autres, il est désormais devenu le produit vintage à chausser absolument ! 

Imaginez une promenade dans le vignoble. Vous y trouverez probablement le vigneron taillant sa vigne sabots aux pieds.
Au détour des champs, vous découvrirez encore certains producteurs d’asperges chaussés de sabots ou encore quelques  éleveurs de bétail rentrer ou nourrir leurs bêtes.

En traversant les petits villages, vous aurez sans doute l'occasion de croiser un habitant qui se rend dans son jardin,  un autre qui sort sa poubelle ou qui va à sa boite aux lettres. Ne soyez pas étonnés ! le sabot revient à la mode, et pourquoi s'en priver ?

Quelle facilité de garder ses chaussons aux pieds et de les glisser dans une paire de sabots plutôt que de se déchausser, d'enfiler ses chaussures pour avoir à se re-déchausser !

Romain Speisser affirme aussi que certains bricoleurs les portent pour se protéger contre les chutes d’objets. Le sabot étant épais, il assure une protection maximale. Ils font de même  lorsqu’ils travaillent avec de l’électricité, le bois n’étant pas conducteur.



 


Un forgeron viendra apporter son témoignage en disant :  " J’aime porter des sabots, ils sont bien moins sensibles aux chocs , et les dégâts qui peuvent être occasionnés par les projections incandescentes sont moindre par rapport à  une chaussure de  sécurité en matière synthétique. "

Les personnes participant à des reconstitutions historiques portent des sabots par souçi d'authenticité, selon les périodes de l'Histoire. Certains groupes de carnaval et les groupes folkloriques en sont également friands.


Mais comment fabrique-t-on des sabots ? 

Les sabots se taillent toujours dans du bois frais de sciage, encore humide et malléable.
Tout commence par la grume de bois qui est découpée en billons puis en quartiers. Ces derniers sont taillés en rectangles et sont la base du sabot.
Puis, l’artisan rogne rapidement les coins et casse les arêtes, fixe la pièce sur la machine copieuse, où il a déjà placé en vis-à-vis le modèle plein selon la taille choisie.

 

 


La copieuse à sabots, datant du début des années 1900.



Notons qu’en Alsace, la taille du sabot se mesure encore en pouces contrairement au reste de la France où on la mesure en centimètres.

 




Zoom sur la copieuse...

 

 

Une fois le travail de la scie terminé, le rectangle s’est transformé en réplique exacte du modèle, et passe ensuite, selon le même processus, à la creuseuse pour l’évidage.

 




La creuseuse, début 1900.



Pour les finitions, il se sert de l’outillage à main traditionnel : le poussoir pour lisser les contours, la cuillère pour racler le dessus et l’intérieur, la rouanne pour gommer toutes les aspérités dans la pointe du pied et le paroir, sorte de grand couteau, servant à la finition extérieure.
Il faut compter environ 1H15 à 1H30 pour fabriquer une paire de sabots.


Quelques photos pour découvrir les objets cités ci-dessus :



Le paroir.



La cuillère.


La rouanne.


Si le métier de sabotier est un vieux métier, il suscite encore aujourd’hui de l’intérêt chez les anciens et chez les plus jeunes.
Depuis qu’il a ouvert son atelier, nombreux sont les gens qui l’appellent pour lui parler de ce métier qu’ils ont bien connu parce que l’un de leur proche l’exerçait, par exemple. Ou de jeunes adolescents qui se renseignent sur les formations à suivre, les stages à faire pour pouvoir un jour, à leur tour, transmettre ce savoir-faire.





Paire de sabots cloutés en cas de neige



Saint René, le patron des sabotiers, n’a pas de souci à se faire, ce métier pourrait bien redevenir l’artisanat de demain.

Si, au détour d’une visite en Alsace, votre route vous emmène jusqu’à Rosheim dans le Bas-Rhin, n’hésitez pas à pousser porte de l’atelier de Romain Speisser !


Vous rencontrerez cet homme passionné qui vous parlera de son art en toute simplicité.
Vous découvrirez sa maison et son atelier où le temps s’écoule paisiblement, bercé au rythme de ses  machines anciennes, des cloches de l’église romane qui tintent un peu plus loin, du caquètement des poules, du bruit des sabots…





Sabot décoratif



A quels prix ?



Les prix des sabots varie en fonction de la taille et du type de bois utilisé
pour la confection :
Comptez entre 35 et 55 euros pour une paire en bois dur, comme le hêtre ou le
frêne.
Et entre 20 et 45 euros pour une paire en bois tendre, comme le bouleau ou le
peuplier.

 

 

 


Romain Speisser possède également une petite boutique dans son corps de ferme.

Poussez l’ancienne porte typiquement  alsacienne faite de bois et de verre, levez les yeux au plafond resté en l’état, vous serez charmés par ce lieu. Votre  regard sera ensuite attiré par tous les objets en bois qu’il confectionne sur le thème du sabot : porte-clés, bougeoirs, suspensions florales, sabots décoratifs.
Mais surtout, Romain Speisser fera tout ce qui est en son pouvoir pour satisfaire les demandes de sa clientèle.



Vous trouverez les coordonnées, et toutes les infos utiles, sur le site de Romain Speisser :
http://sabots-speisser.com/site/accueil-sabotier-speisser-rosheim/
03.88.68.99.93


Laetitia P.
16.02.2013

© Laetitia P.  Toute reproduction interdite sans l'autorisation de
l'auteur.
Tous droits réservés.

 






14/02/2013
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Naissance du mouvement artistique alsacien, ou l'invention de l'Alsace

Naissance de l'art et de la culture alsacienne, nés au pied de nos collines.
Portrait de trois artistes alsaciens présentés par Alexis et Yannis Metzinger dans un film intitulé "L'invention de l'Alsace".

 


Yannis et Alexis Metzinger avec Jean-Charles Spindler au micro (29.01.2013)

 


 

Il manquait à notre histoire alsacienne un regard approfondi sur la naissance de notre patrimoine culturel, l'identité artistique de notre région et son développement.
Voilà qui est chose faite. Alexis et Yannis Metzinger, réalisateurs, et tous deux fondateurs de la société CERIGO Films, rendent hommage au travers d'un documentaire présenté sous forme de trilogie, à la naissance de ce mouvement. Ils dressent le portrait de trois personnages alsaciens célèbres, ayant oeuvré à ce développement.
La naissance du cercle de St Léonard, où se réunissent Charles Spindler, Pierre Bucher et Léo Schnug avec leurs oeuvres, leurs idéaux et leurs combats nous est ici contée. Un film complet qui relate ces trois destins, à une époque où l'art et notre culture régionale cherchaient une identité qu'ils ont ainsi développée.

La fin du XIXème siècle et le début XXème marquent un moment charnière de l'histoire culturelle de l'Alsace encore sous l'influence allemande, mais regorgeant  d'artistes de sensibilités différentes : française, allemande et rhénane.
De nombreux mouvements artistiques voient le jour à travers toute l'Europe. En Alsace, intellectuels, artisans, collectionneurs et marchands se retrouvent régulièrement dans des académies, des clubs, des associations souvent informelles et cherchent à exprimer leur spécificité en puisant leur inspiration dans l’art populaire régional.

C'est à l'initiative d'Anselme Laugel, établi à St Léonard en 1891, qu'un groupement d'artistes voit le jour sous le nom de "cercle de St Léonard".
Très vite il est rejoint par de nombreux créateurs venus d'horizons différents.

Son ami Charles Spindler ne tarde pas à y installer son atelier en 1897. Né à Boersch en 1865, peintre, aquarelliste, marqueteur, écrivain, photographe, il créé ensuite la célèbre Revue Alsacienne Illustrée (1898-1914).




Charles Spindler (1865-1938)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Spindler



Pierre Bucher adhère ensuite au cercle. Né à Guebwiller en 1869, Medecin, il devient le principal fondateur et gérant avec Léon Dollinger du Musée Alsacien de Strasbourg, directeur de revues, et responsable du centre de renseignements de Réchésy (1914-1918).



Pierre Bucher (1869-1921)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bucher


Il est suivi de Léo Schnug, né à Strasbourg en 1878, dessinateur et peintre. Il sera le célèbre illustrateur des fresques murales de la Maison Kammerzell (1904-1905) à Strasbourg et du Château du Haut-Koenigsbourg (1909-1910).



Léo Schnug (1878-1933)
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9o_Schnug

Voilà le portrait de trois destins liés que Yannis et Alexis Metzinger dressent dans ce docu-fiction.
Trois histoires différentes, trois manières d'aborder l'identité alsacienne, mais un seul but, celui de créer notre patrimoine régional qui scelle encore aujourd'hui notre histoire culturelle et artistique.

Pour permettre au public de découvrir ou approfondir cette histoire, un DVD est en vente dans les agences des Dernières Nouvelles d'Alsace.

 

Laetitia P.
30.01.2013


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 Photo Laetitia P.

 Domaine de la Léonardsau, lieu de rencontre des artistes cités en référence.

 

 

 

 

 


30/01/2013
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A la rencontre d'Eric Jost, cavalier et passionné de chevaux





C'est au marché de Noël d'Obernai qu'Eric Jost, 25 ans, originaire de Rosheim,  vient proposer au public des promenades en calèche ainsi que des tours à cheval, et faire partager à tous sa passion pour les chevaux.

Son intérêt et son attirance pour l'univers équestre lui sont venus très jeune. " Tout a commencé quand ma grand mère m'a offert mon premier cheval lorsque j'étais enfant " explique Eric Jost.
En grandissant lui vint l'envie d'en posséder d'autres. L'amour du cheval l'amène ensuite à devenir cavalier dans une association durant plusieurs années. Puis il décide, en mai 2012, de devenir auto-entrepreneur en créant sa propre société " Fire Riders ".

Il possède aujourd'hui une dizaine de chevaux de races comme l'Appaloosa ( cheval de selle originaire du Nord-Ouest des Etats-Unis ) le Pinto ( cheval polyvalent, quarter horse à robe pie ) et le Tinker ( cheval de trait, provenant d'Irlande et d'Angleterre ). Eric a également le projet de développer, dans un avenir proche, son entreprise en agrandissant son ranch, pour pouvoir organiser des animations western et de voltige cosaque.

Aidé par sa compagne Virginie Metz, il propose de nombreuses activités sur le thème du cheval, comme des spectacles de western, du transport de chevaux pour les particuliers, des mariages en calèche, de la location de roulotte et du dressage.

C'est sur la Place de l'étoile que vous pourrez aller à la rencontre de ce jeune homme souriant, pour prendre place dans sa calèche habillée de branches de sapins, et faire un tour dans le centre ville d'Obernai superbement décoré par les habitants et les commerçants pour ces fêtes de fin d'année. Une autre manière de découvrir cette jolie ville accueillante et chaleureuse.
Amusantes et divertissantes, les balades en calèche sont toujours des moments privilégiés.

Petits et grands se donnent également rendez vous à cet endroit pour une promenade à cheval, comme la petite Emilie, 5 ans, arrivée de Belgique enchantée et fière de pouvoir " faire du cheval comme une grande " dit-elle avec un sourire non dissimulé. Notons également que le public, venu en nombre, apprécie de pouvoir monter à cheval et non à dos de poney, comme cela est souvent proposé ailleurs.
Cette animation originale et joyeuse vous est proposée tous les week-ends de 14h30 à 20h00, durant toute la durée du marché de Noël.

Pour ceux qui n'auraient pas le temps de profiter de cet événement, ou qui souhaitent avoir des renseignements sur toutes les activités proposées en dehors du marché de Noël, Eric Jost vous accueille sur rendez-vous dans son ranch situé au 4, rue du moulin à Rosheim.
Vous pouvez le contacter soit par téléphone au 06.58.64.06.54 ou par mail à l'adresse suivante : ericduloup@hotmail.fr

Laetitia P.
16.12.2012


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11/01/2013
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